Les soins palliatifs restent un domaine souvent méconnu, mais leur rôle est fondamental pour garantir une fin de vie digne. Dans le canton de Vaud, en Suisse, ces services sont au cœur de débats financiers qui soulignent leur fragilité malgré leur importance.
Témoignage d’une patiente
Laetitia, 52 ans, est hospitalisée en soins palliatifs aigus à la Fondation Rive-Neuve. Elle apprend récemment que le canton envisageait de réduire le financement de l’établissement de 1,2 million de francs, une coupe qui aurait pu entraîner sa fermeture. Sa réaction est immédiate : « Ce n’est pas possible, ils ne peuvent pas faire ça ! »
Cette réaction illustre combien ces services sont vitaux pour les patients et leurs familles. Dans des moments où chaque heure compte, fragiliser les lieux dédiés à la dignité de la fin de vie semble inacceptable.
Pourquoi les soins palliatifs sont essentiels
Les soins palliatifs aigus ne sont pas un simple poste budgétaire. Leur impact est multiple et crucial :
- Garantir une mort digne : offrir un accompagnement humain et médical adapté.
- Désengorger les urgences : en évitant des hospitalisations inutiles ou prolongées.
- Éviter des traitements lourds et inefficaces : limiter les interventions oncologiques vouées à l’échec.
- Soutenir les proches : réduire les traumatismes émotionnels pour les familles.
Ces bénéfices sont souvent invisibles dans les rapports financiers, mais ils ont un impact positif durable sur la société.
L’invisible qui sauve
Comme le souligne un infirmier de la Fondation Rive-Neuve, si le processus de deuil se déroule correctement, l’effet positif se répercute au-delà des familles directement concernées. Pourtant, cet impact reste rarement quantifiable dans les statistiques officielles.
Une question de choix politique
Les débats budgétaires autour des soins palliatifs continueront. Mais il est essentiel de garder à l’esprit que derrière chaque chiffre se trouvent des personnes avec des besoins, des familles en deuil, et une question fondamentale : quelle place voulons-nous accorder à la dignité humaine dans nos politiques publiques ?
