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L’obligation conventionnelle crée une dette sociale de l’employeur

Lorsqu’une convention collective prévoit un régime de prévoyance obligatoire, l’obligation ne repose pas sur l’assureur mais sur l’employeur.

Autrement dit :

l’assureur n’est qu’un prestataire technique,

l’obligation de garantir les salariés appartient à l’entreprise.

Si le régime n’est pas mis en place ou s’il est non conforme :

L’employeur devient lui-même débiteur  des prestations

Les juges considèrent alors que l’entreprise a manqué à ses obligations contractuelles vis-à-vis du salarié.


Responsabilité financière directe en cas de sinistre

Le risque majeur apparaît lorsqu’un sinistre survient. Exemples typiques :

Invalidité


Si un salarié devient invalide :

La prévoyance prévoit généralement :

une rente d’invalidité.

Sans régime conforme :

L’employeur peut être condamné à verser la rente jusqu’à la retraite du salarié.

Montant potentiel :

plusieurs centaines de milliers d’euros.

Décès


La prévoyance inclut souvent :

un capital décès,

une rente éducation pour les enfants.

Si la couverture n’existe pas :

la famille du salarié peut réclamer :

le capital décès,

les rentes prévues par la convention collective.

Dans certains dossiers prud’homaux :

les condamnations dépassent 200 000 à 500 000 €.

Risque de contentieux prud’homal


Le salarié ou ses ayants droit peuvent saisir le Conseil de prud’hommes.

La logique juridique est simple :

la convention collective impose une garantie

l’employeur ne l’a pas mise en place

le salarié subit un préjudice

Le juge condamne alors l’employeur pour :

exécution déloyale du contrat de travail,

manquement à une obligation conventionnelle.

Les condamnations peuvent inclure :

les prestations non versées,

des dommages-intérêts complémentaires.

Redressement URSAFF possible


Un autre risque existe : le contrôle URSSAF.

Si l’employeur a mis en place un contrat mais :

non conforme aux garanties conventionnelles,

ou non obligatoire pour tous les salariés,

le régime peut perdre son caractère collectif et obligatoire.

Conséquence : les exonérations sociales disparaissent.

L’URSSAF peut alors exiger :

la réintégration des cotisations dans l’assiette sociale,

le redressement sur 3 ans,

des majorations et pénalités.

Pour une structure médico-sociale de taille moyenne :

le redressement peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Risque d’actions collectives ou syndicales


Dans les secteurs médico-sociaux, les organisations syndicales sont particulièrement attentives.

Elles peuvent :

déclencher un contentieux collectif,

réclamer une régularisation pour l’ensemble des salariés.

Dans ce cas 

l’employeur peut devoir verser rétroactivement :

des cotisations,

ou des compensations.

EN RESUME : EN L’ABSENCE DE PREVOYANCE OBLIGATOIRE CONFORME

L’ESAP DEVIENT ALORS SON PROPRE ASSUREUR

Elle assume donc seule : 

le risque invalidité,

le risque décès.

Or ces risques sont potentiellement catastrophiques financièrement.