Handicap : le nouveau Service de repérage, de diagnostic et d’intervention précoce entrera en vigueur en 2027

17/06/2026
Thumbnail [16x6]

À compter du 1er janvier 2027, la France mettra en place un nouveau Service de repérage, de diagnostic et d’intervention précoce (SRP). Cette réforme, annoncée dans le cadre de la Conférence nationale du handicap 2023, vise à améliorer l’accompagnement des enfants en situation de handicap et à simplifier les parcours des familles.

 

L'objectif est de renforcer la coordination entre les acteurs sanitaires, sociaux et médico-sociaux afin de favoriser un repérage plus rapide des difficultés et une prise en charge précoce adaptée aux besoins de chaque enfant.

 

Un dispositif pour améliorer les parcours des enfants et des familles

 

Le nouveau SRP a été conçu pour répondre aux difficultés rencontrées par de nombreuses familles confrontées à des délais de diagnostic parfois longs et à des parcours complexes entre les différents professionnels et établissements.

 

La réforme ambitionne de proposer des parcours plus lisibles, plus fluides et mieux coordonnés sur l'ensemble du territoire.

L'intervention précoce constitue aujourd'hui un enjeu majeur dans l'accompagnement des enfants présentant un handicap, un trouble du développement ou des besoins spécifiques nécessitant une prise en charge adaptée.

 

Trois parcours d'accompagnement prévus

 

Le futur service reposera sur trois modalités d'accompagnement distinctes.

Un parcours universel sera proposé aux enfants de moins de 7 ans afin de faciliter le repérage précoce et l'accès aux interventions nécessaires.

Les Plateformes de Coordination et d'Orientation (PCO) continueront d'accompagner les enfants de moins de 12 ans présentant des troubles du neurodéveloppement.

 

Enfin, un parcours spécifique sera dédié aux jeunes de moins de 20 ans atteints de polyhandicap ou de paralysie cérébrale.

Cette organisation vise à mieux répondre à la diversité des situations rencontrées par les enfants et leurs familles.

 

Un rôle central confié aux Agences Régionales de Santé

 

Les Agences Régionales de Santé (ARS) assureront le pilotage territorial du dispositif.

Leur mission consistera notamment à structurer l'offre d'accompagnement, coordonner les différents acteurs, fluidifier les orientations et réduire les ruptures de parcours.

 

Cette approche territoriale doit permettre de mieux articuler les ressources existantes et de garantir une réponse adaptée aux besoins des populations.

 

CAMSP, CMPP et établissements spécialisés au cœur du dispositif

 

Le futur SRP s'appuiera sur les structures déjà présentes sur les territoires.

Les Centres d'Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP), les Centres Médico-Psycho-Pédagogiques (CMPP), les Plateformes de Coordination et d'Orientation (PCO), ainsi que les établissements et services médico-sociaux spécialisés constitueront les principaux relais de cette organisation.

 

L'enjeu est de renforcer la coopération entre les professionnels afin d'assurer une continuité d'accompagnement tout au long du parcours de l'enfant.

 

Une réforme porteuse d'enjeux importants

 

Le succès du nouveau service dépendra de plusieurs facteurs déterminants.

La disponibilité des professionnels, les capacités de coordination entre les structures, la réduction des délais d'accès aux soins et la pérennité des financements seront des éléments essentiels pour atteindre les objectifs fixés.

 

Les acteurs du secteur médico-social devront également adapter leurs organisations afin de répondre aux nouvelles exigences de coopération et de coordination territoriale.

 

Une évolution majeure pour le secteur du handicap

 

La création du Service de repérage, de diagnostic et d'intervention précoce marque une nouvelle étape dans l'amélioration des parcours des enfants en situation de handicap.

 

En favorisant un diagnostic plus rapide, une meilleure coordination des acteurs et un accompagnement plus précoce, cette réforme pourrait contribuer à réduire les ruptures de parcours et à renforcer l'inclusion des enfants sur l'ensemble du territoire.

 

Les professionnels du sanitaire, du social et du médico-social disposent désormais de moins de deux ans pour anticiper cette évolution et préparer sa mise en œuvre effective au 1er janvier 2027.